Toutes ces conférences reposent sur de nombreuses illustrations sonores commentées et analysées, ainsi que sur des supports visuels. Elles peuvent s’apprécier sans aucune connaissance musicale préalable. Les exemples analysés sont toujours replacés dans le contexte historique (social, politique, économique,…) qui les a vu naître, et qui en explique les caractéristiques et les fondements.

Toutes ces conférences peuvent également se présenter sous la forme d’une formation de plusieurs jours.

Liste des conférences :

Ils ont déjà accueilli une de ces conférences :

– La Tannerie (01)

– Médiathèque de Martigues (13)

– Festival Yeah (13)

– CNFPT de Toulouse (31)

– Médiathèque José Cabanis (31)

– Thorigné-Fouillard (35)

– Stereolux (44)

– Festival Hip-OPsession (44)

– L’Autre Canal (54)

– L’Aéronef (59)

– Quelque Part Records (59)

– Cité Philo (59)

– Autour des Rythmes Actuels (59)

– Flow (59)

– Tourcoing Jazz Festival (59)

– La Grange à Musique (60)

– Université du Temps Libre de Calais (62)

– Université du Temps Libre d’Aquitaine-Pau (64)

– Marché Gare (69)

– Bibliothèque Lyon Part-Dieu (69)

– Université du Temps Libre du Mans (72)

– La Soute (73)

– Libraire la Manoeuvre (75)

– Le Souffle Continu (75)

– La Jimi (75)

– 106 (76)

– Conservatoire de Toulon (83)

– Le Confort Moderne (86)

– Le Silex (89)

– Méditahèque de Vincennes (94)

– Combo 95 (95)

– Jazz à Liège (Belgique)

La chanson expérimentale française, des cabarets à la scène actuelle

En France, on a longtemps cru que la pop en français ne pouvait pas exister. Ou du moins, qu’elle serait forcément moins intéressante que celle produite par les anglo-saxons. Ce serait toutefois oublié que, derrière les interprètes populaires calibrés pour les ondes radios (Claude François, Sheila, Lio,…), de nombreux artistes ont souvent affiché de toutes autres ambitions, démontrant que les musiciens d’ici étaient eux aussi capables d’engendrer un bouleversement sonore considérable. Sont notamment évoqués ici les parcours de Brigitte Fontaine, Catherine Ribeiro, Colette Magny, Alain Kan, Christophe, la scène des Jeunes Gens Mödernes, Alain Bashung, Flavien Berger, sans oublier l’aspect fortement politique et libertaire prôné par une partie de ces artistes.

Cette conférence est entièrement basée sur mon livre, « Il y a des années où l’on a envie de ne rien faire – Chansons expérimentales – 1967-1981 » aux éditions le Mot et le Reste.


Le free jazz en six portraits

Partant du principe que l’histoire du free jazz est trop complexe pour être résumée en une heure, l’idée ici est se concentrer sur six personnalités différentes : Charles Mingus, Archie Shepp, François Tusques, Masayuki Takayanagi, Derek Bailey et Kamasi Washington. Tous incarnent une époque bien précise, tous défendent une certaine vision du free jazz et tous permettent d’aborder les différentes ambitions esthétiques et les différents ancrages géographiques de ce genre musical. Ces différents portraits sont aussi un moyen de parler autant du musicien que de l’humain derrière l’oeuvre, et donc de revenir sur les liens évidents entre le free jazz et le mouvement des droits civiques noirs américains.

Cette conférence est entièrement basée sur mon livre, Free Jazz, publié aux éditions Le Mot et le Reste.


L’histoire du rap français à travers ses collectifs

L’idée de cette conférence n’est pas de revenir une énième fois sur les débuts du hip-hop en France, mais de mettre en avant son aspect « communautaire ». Dès l’origine, le rap a en effet permis l’émergence de différents collectifs – entendre ici, des entités regroupant de cinq à une petite vingtaine d’individualités -, tous plus singuliers et ambitieux les uns que les autres : d’ATK à la Mafia K’1 Fry, de IV My People au Secteur Ä, en passant par Time Bomb, Beat 2 Boul, L’Animalerie ou l’Entourage. En 1h30, cette conférence dresse ainsi l’histoire et le portrait humain de dix collectifs tout en permettant de comprendre l’évolution du rap, son mode de fonctionnement, ses figures les plus emblématiques, ses enclaves géographiques et ses multiples déclinaisons.


Manchester, sound factory

Si elle n’a pas donné à la nation anglaise LE groupe apte à façonner l’histoire de la pop britannique dans les années 1960 – à l’inverse de Liverpool (Beatles) et Londres (Rolling Stones) -, Manchester s’est bien rattrapée les années suivantes. Depuis la fin des années 1970, il est en effet marquant de constater que la ville du Nord de l’Angleterre a toujours annoncé les modes et les tendances, que ce soit avec le punk (Buzzocks), l’indie-rock (The Smiths), la new wave (New Order), l’acid-house (Happy Mondays, A Guy Called Gerald), la britpop (Oasis), la vague big beat (The Chemical Brothers) ou encore le renouveau de l’indie-rock au croisement des années 2000 et 2010 (Wu-Lyf).

Avec Factory Records et Joy Division, Manchester possède même ce quelque chose en plus qui lui permet, à intervalles réguliers, de faire fantasmer les salles de concerts, les médias et les auditeurs de la planète : un label précurseur au fonctionnement atypique et un groupe mythifié par plusieurs générations de musiciens et d’auditeurs.

Cette conférence aborde l’histoire de tous ces groupes, revient sur les conditions sociales et politiques qui ont permis à cette ville de faire éclore tant d’entités, évoque aussi bien le parcours d’artistes reconnus, méconnus ou en devenir, et tente de comprendre pourquoi, comme le disait Morrissey dans «Suffer Little Children», «Manchester est responsable de tant de choses…»


2Pac, la figure du gangsta rap

En quittant ce monde à seulement 25 ans, Tupac Shakur aurait pu laisser l’impression de n’avoir été qu’une étincelle, l’une de ces stars éphémères dont le passage finit par s’estomper dans une industrie musicale surchargée de trajectoires sans lendemain. Mais il faut croire que le rappeur californien s’est choisi un tout autre destin. Plus de vingt ans après sa disparition, le 13 septembre 1996, suite à un drive-by-shooting six jours plus tôt, il continue d’inspirer de nombreux rappeurs et à susciter tous les fantasmes grâce à une œuvre, musicale et cinématographique, aussi foisonnante et politique que psychotiquement attachée à la rue. Derrière les scandales qui ont jalonne son parcours, derrière les multiples rumeurs qui planent au-dessus de sa mort et qui ont tendance à monopoliser les débats, et donc à desservir le tableau artistique, cette conférence vise à comprendre l’œuvre de 2Pac, sa conception, ses angles morts, sa plume méticuleuse, ses obsessions, ses perspectives ou encore ses similitudes avec son évolution personnelle.

De Harlem à Baltimore, de Marin City à Atlanta et Los Angeles, cette conférence, soucieuse de recontextualiser les travaux du rappeur, aborde également de front la cruauté des gangs aux États-Unis, le militantisme de la famille Shakur, l’émergence du gangsta-rap à la fin des années 1980 et l’aventure Death Row Records. Aux images d’un artiste narcissique qui devait sa fin tragique à son arrogance et à sa violence succèdent ainsi celle d’un homme, à l’image de son pays, c’est-à-dire plein de paradoxes et de zones d’ombre, mais dont la boulimie de travail et l’honnêteté du discours, sans concessions ni fioritures, ont toujours prévalu sur le reste.

Cette conférence est presque essentiellement basée sur mon livre, Tupac – Me Against The World, publié aux éditions Le Mot et le Reste.


Petite histoire de la dance music engagée

Les reportages et les articles consacrés à l’Histoire de la musique électronique en dépeignent souvent une vision uniformisée : la techno et la house sont des musiques produites par des minorités (noires aux États-Unis, homosexuelles à New-York, indigentes à Détroit) qui substituent la musicalité et la rythmique au langage afin d’échapper à une réalité oppressante. Au point d’inviter presque inévitablement l’auditeur à brûler le dancefloor plutôt qu’à pendre le patron de son entreprise ? Pas vraiment. Car, si l’engagement passe essentiellement par le langage, l’éradication du langage ne signifie pas pour autant une absence de sens. On peut le trouver au cœur de la musique, dans le titre du morceau, dans l’artwork de l’album ou dans la démarche artistique de l’artiste. Il existe d’ailleurs assez d’exemples – mouvements entiers, simples morceaux isolés – infirmant l’idée manichéenne selon laquelle danser et penser sont deux activités qu’on ne peut réconcilier.

Cette conférence en livre une liste non exhaustive, des productions d’Underground Resistance au Voguing, en passant par les prêches religieux de Todd Edwards ou la lutte des classes d’artistes comme K.O.C.


À quoi pense la nouvelle scène pop française ?

Entre ces artistes qui tentent de réhabiliter la variété française et ceux qui, décomplexés, ne cessent de revitaliser leur langue maternelle, la nouvelle scène pop française marginalise chaque jour un peu plus l’utilisation de l’anglais dans le texte, et trousse des liens entre divers genres musicaux.

Au point de se demander ce que peuvent bien dire tous ces artistes de notre époque? Feu! Chatterton, Christine & The Queens ou Mansfield Tya sont-ils autant politisés que certains de leurs prédécesseurs ? Pourquoi des artistes comme Grand Blanc, Flavien Berger ou Fauve tentent de rendre séduisant leur spleen ? Pourquoi le propos de Fishbach, Aloïse Sauvage ou de La Femme semble plus désolé que révolté ? Cette conférence revient sur cette aisance qu’ont les artistes français ayant émergé ces dix dernières années à assumer la littéralité de la langue française tout en émettant un portrait (politique, social, mélancolique, poétique,…) de notre époque.


Musiques africaines : l’histoire d’une révolution sonore

Étant donné l’étendu et l’importance des musiques africaines, ainsi que son influence dans le monde des musiques actuelles, l’idée de cette conférence est de revenir sur ce qui constitue l’essence des musiques venues du Maghreb ou de l’Afrique Noire, aussi différentes soient-elles : la liberté, l’audace, l’attitude, le DIY, etc. Autant d’éléments qui permettent à des artistes comme William Onyeabor, Fela Kuti, Omar Souleyman ou encore The Funkees de jouir d’un véritable culte, et donc d’influencer directement les méthodes de composition de nombreux musiciens occidentaux : de Vampire Weekend à François & The Atlas Mountains, en passant par M.I.A., Fool’s Gold et Acid Arab.

Cette conférence, au-delà de l’impact des musiques africaines sur la scène européenne et nord-américaine, vise également à présenter la nouvelle génération de musiciens africains, véritablement déterminés à représenter au mieux leur pays, voire leur continent.


Ces chansons qui ont changé le hip-hop

De «The Message» de Grandmaster Flash à «Alright» de Kendrick Lamar, en passant par «Dear Mama» de 2Pac, «C.R.E.A.M.» du Wu-Tang Clan ou «Dark Fantasy» de Kanye West, le hip-hop s’est toujours nourri des faits marquants de son époque : le quotidien des gangs, les révoltes de Los Angeles en 1992, les bavures policières, la violence urbaine, l’enfermement carcéral, les malheurs personnels sont autant de thèmes ayant nourri les morceaux des rappeurs depuis les années 1980. Qu’ils soient pacifistes, qu’ils soient revendicatifs, qu’ils soutiennent tel ou tel mode de vie, ces morceaux n’appartiennent pas seulement à notre mémoire collective : ils ont aussi changé la face du hip-hop.

Cette conférence évoque donc l’histoire de ces chansons, qui permettent de façon plus ou moins directe d’analyser l’évolution du hip-hop, ses différents ancrages géographiques et ses multiples déclinaisons.


De N.W.A à Kendrick Lamar, l’histoire de Los Angeles vue à travers le hip-hop

Berceau du gangsta-rap, Los Angeles est indéniablement l’une des places fortes du rap américain, et donc mondial. Depuis toujours, de N.W.A. à Vince Staples, de 2Pac et Snoop Dogg à Kendrick Lamar ou Schoolboy Q, le hip-hop de Los Angeles a en effet imposé ses codes, un style de musique spécifique (le G-Funk) et de véritables stars, capables de concilier succès public et reconnaissance critique, mainstream et underground.

Surtout, le hip-hop californien est rempli de sous-textes et d’anecdotes qui en disent long sur l’évolution de la ville, sa corruption, ses gangs (les Crips et les Bloods) et son atmosphère propice à l’émergence du rap.     


Les années 1980 : les débuts du rap en France

Contrairement à une idée répandue au sein de l’opinion populaire, le rap français n’est pas né au début des années 1990. Cette conférence propose donc de remonter le temps, de parler d’une époque où le rap n’était pas la branche la plus populaire de la culture hip-hop, où NTM, IAM ou Assassin n’existaient pas encore – ou du moins, pas tels que nous les connaissons. L’occasion, en somme, de plonger au cœur des années 1980, de raconter l’histoire des premières soirées hebdomadaires hip-hop à l’Émeraude ou au Bataclan, d’évoquer les débuts d’une contre-culture obligée de composer avec les phénomènes sociaux de l’époque, d’analyser les premières traces discographiques du rap français, de narrer les réunions d’activistes hip-hop (breakers, graffeurs, DJ’s,…) sur le terrain vague de La Chapelle…


Dans les coulisses des musiques de films

À travers les destins de John Williams, Danny Elfman, Angelo Badalamenti, Joe Hisaishi, Ennio Morricone ou encore Max Ritcher, cette conférence propose de raconter les secrets cachés derrière tout un tas de bandes-originales aujourd’hui mythiques : « Jurassic Park », « Star Wars », « Twin Peaks », « Pour une poignée de dollars », « Edward aux mains d’argent ».