Future Islands – Au nom du synth esprit

La pochette du nouvel album de Future Islands est trompeuse. Elle peut laisser penser que Sam Herring et ses potes sont des êtres humains en quête de tranquillité, aussi chiants en interview que la plupart de ces groupes indie qui prétendent être revenus de loin et se croient donc à même de balancer des phrases à peine digne d’un mauvais ouvrage de développement personnel. On peut aussi se dire qu’elle est très belle, très poétique, et bien plus apaisante que ce merdier dans lequel le monde trempe actuellement jusqu’au cou. Ce qui est sûr, c’est que les Américains ne souffrent en aucun cas du syndrome The National. À savoir : produire des albums toujours plus anecdotiques, sans surprises mais systématiquement défendus par une petite clique branchouillette qui a visiblement tourné le dos à la modernité. De là à prétendre que l’on se fend la margoulette à l’écoute d’As Long As You Are ? Pas vraiment. Mais l’album est un sacré bon disque de synth-pop, et Sam Herring assez joueur en entretien. C’est déjà largement suffisant.